Les transferts
 
 
  Le transfert, objectif de la remédiation
 
Le transfert, c'est la mise en oeuvre de processus mentaux visant à utiliser rationnellement la mémoire à court terme et la mémoire à long terme pour transférer à une situation nouvelle les compétences acquises lors des travaux menés autour des imageries.
 
En clair, le travail autour des imageries aura modifié, construit, organisé... les contenants de pensée des élèves. 
En proposant de nouvelles situations faisant appel à de nouveaux savoirs, on pourra réutiliser les mêmes procédures cognitives, ce qui les renforcera.
 
Cette appropriation des procédures cognitives en vue d'effectuer de nouvelles tâches permettra d'installer définitivement les acquis de la remédiation.
 
 
  Quelques pistes sur ce site

 

  • Au terme du travail autour de la catégorisation (jeux d'intrus, jeux de croisements), les élèves ont appris à regarder, comparer, faire des hypothèses, vérifier les hypothèses et reprendre la procédure au début quand rien ne va plus... Ils ont compris que les réponses ne sont pas toujours écrites noir sur blanc, mais que les indices sont là, qui leur permettront de trouver une idée, une solution, en se servant de leurs savoirs... C'est donc aux enseignants, dans chaque matière, de leur rappeler ce processus universel (faire des liens: interligere) en les guidant dans son utilisation, chaque fois qu'une situation où il s'applique se présentera: résoudre un problème, lire des tableaux ou des graphiques, répondre à des questionnaires de lecture...
  • Les imageries ont permis de travailler les codages: à mon sens, il faut continuer. Et comme l'éducation musicale est une matière qui permet à la fois de nombreux travaux ludiques sur le codage et le décodage ainsi la mise en activité des élèves, il ne faut pas hésiter ! Voyez les propositions en ligne , y compris pour les profs non musiciens.
  • Les imageries ont permis de travailler la linéarité du temps, la succession des évènements: il est donc évident de travailler sur la frise chronologique, que la plupart des élèves arrivant en SEGPA ne comprennent pas...
  • Les imageries ont permis de réfléchir à la représentation des lieux où se déroulaient les différentes histoires: il est logique d'en profiter pour travailler la représentation des paysages en géographie, et de passer ensuite à la carte et au plan, que les élèves de SEGPA ont souvent bien du mal à comprendre.
  • Les imageries peuvent aussi servir de point de départ à un travail pour apprendre à mémoriser une histoire, une leçon...