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Les élèves de SEGPA ont des difficultés avec le
code, pourquoi ?
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Selon Jean Piaget, la
fonction symbolique permet de représenter les objets ou les situations non
actuellement perçues en les évoquant au moyen de symboles ou signes différenciés
comme le langage, l’imitation différée, l’image mentale, le dessin, le jeu
symbolique... Plus simplement, la fonction symbolique est la faculté de
représenter un objet concret absent du champ de vision par un symbole
abstrait.
La fonction symbolique est souvent
déficiente chez les élèves de SEGPA: chercheurs et pédagogues nous renseignent
sur les causes de cette particularité et sur ses conséquences. Winnicot explique
que les jeunes enfants qui ne rencontrent pas de frustration n’ont pas à faire
d’efforts d’imagination pour faire cesser cette frustration. Ainsi, le «self» se
constitue chez le jeune enfant de 2-3 ans tandis qu’il est sous l’influence de
sa mère. Le «faux-self», c’est la soumission aux désirs de la mère, lorsque
l’individu ne reconnaît pas son propre désir, tandis que le «self» se construit
dans les efforts que fait l’enfant pour s’affirmer en échappant aux désirs de sa
mère, ce qui lui permet de développer son imaginaire. Les enfants qui sont plus
dans le «faux-self» que dans le «self» ont des problèmes de codification par
manque d’imaginaire et présentent un retard de développement de la fonction de
symbolisation.
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J. Piaget note que chez
certains adolescents qui très jeunes, ont eu la responsabilité de gérer le
quotidien, le concret s’est développé au détriment du formel, par manque
d’espace et de temps pour le jeu donc par manque de développement de
l’imaginaire, ce qui réduit l’accès à la symbolisation.
La fonction symbolique permet à la pensée de
se développer, mais lorsqu’il y a dysgnosie (dysfonctionnement de la fonction
symbolique), il peut y avoir différents troubles comme par exemple une coupure
entre un objet et son nom, une difficulté d’association, des problèmes de
catégorisation, une incapacité à se mettre à la place des autres… Le problème de
relation entre signifié et signifiant peut expliquer par exemple qu’un élève
lecteur ne comprenne pas ce qu’il déchiffre.
Aider l’élève à reconstruire ou à maîtriser
cette fonction symbolique revient donc à agir sur les contenants de pensée
définis par Bernard Gibello et à l’aider à organiser ses structures cognitives
en vue d’un meilleur fonctionnement.
Et c'est l'objectif de ce
projet.
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Une base de sémiologie
générale (sémiologie ou sémiotique: science des signes) : en une
courte page, quelques bases pour mieux appréhender ce que recouvre la
sémiologie.
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Comment utiliser les questionnaires
en ligne ?
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Le questionnaire "codes", tel qu'il est conçu,
ne servira qu'à faire le point à un moment choisi de la progression que vous
aurez décidée de mettre en place.
Voici divers outils que vous utiliserez à votre
guise. Vous constaterez que certains sont empruntés. Rien de tel que la
mutualisation des ressources pour progresser. Si vous avez des propositions ou
des fichiers, à votre tour, n'hésitez pas !
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Fichier / Exercice
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Description
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Le fichier joint
vous permettra de fabriquer des jeux de cartes en couleur et plastifiées pour la
mise en place des activités de découverte des codes, puis plus tard pour des
activités de catégorisation et de croisement. Prévoyez au moins un jeu de cartes
pour 4 élèves. Un jeu représente 3 feuilles A4 de 6 cartes soit 18
cartes.
1er exercice
: Distribuez un jeu de cartes à chaque
groupe de 2 à 4 élèves et demandez-leur de "trier les cartes, de la manière qui
leur semble la meilleure". Précisez que "l'exercice n'a pas UNE solution, mais
offre de nombreuses possibités, mais que les élèves du groupe doivent se mettre
tous d'accord sur le tri".
Une fois ce travail effectué (10 à 15
minutes, probablement, passez de table en table pour aiguiser le conflit
socio-cognitif qui ne manquera pas de se faire jour), demandez à chaque groupe
de présenter son tri aux autres élèves.
Au tableau, écrivez les différents choix
qui ont été effectués (tri par couleur, par forme, par le graphisme central,
...).
Ensuite, amenez les élèves à comprendre
les panneaux présentés en leur faisant bien remarquer comment la compréhension
de ceux-ci se met en place.
Prolongement :
Proposer des jeux d'intrus avec les cartes (4 ou 5
cartes "attention danger" avec une carte "obligation de...", des cartes
"piétons" avec une carte "véhicule", ...). Faites-en inventer aux élèves. Puis
passez à l'aspect "métacognitif" de l'activité: Comment fait-on dans sa tête
pour trouver l'intrus, pour tester la réponse, pour vérifier
???
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Le questionnaire
"Codes" permettra de reprendre et consolider ce qui aura été découvert et déjà
construit lors des séances de travail collectives où le conflit socio-cognitif aura
dominé. Ainsi, l'enseignant pourra faire l'inventaire des difficultés de chacun dans
le calme d'une séance informatique où tous seront absorbés par la tâche. On peut également
faire travailler les élèves par dyades afin de prolonger l'échange (et/ou le
conflit !).
Ce questionnaire n'est pas parfait : il
s'améliorera avec le temps, mais il a été difficile à mettre en place
en raison du nombre d'images nécessaires et de la recherche que cela
implique.
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Reprendre les cartes (voir ci-dessus):
2ème exercice
: Proposez des jeux d'intrus avec les cartes. Puis
faites-en construire aux élèves, qu'ils proposeront aux autres groupes. Si vous avez un
appareil photo numérique, pourquoi en pas en garder un souvenir pour la rubrique
"jeux" du site internet de votre établissement ? (environ 30 minutes.
Prolongements: l'exercice
"intrus" ci
contre et l'exercice "catégoriser" dans la rubrique "gymnastique du cerveau
").
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3ème exercice : Même chose avec des jeux de croisement, voyez
l'exemple ci-contre. Attention, pour cet exercice, très difficile, prévoir une
heure de travail...
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Voici quelques
fiches d'exercices qui pourraient être utilisées en travail supplémentaire...
Probablement à améliorer...
Une fois le travail avec les panneaux
terminés, je passe à la conceptualisation et la catégorisation avec des images
et du vocabulaire : voir la partie Gymnastique du
Cerveau.
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Sur le site de l'académie de
Créteil
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Trouvé sur la toile,
une activité de travail du code très intéressante qui aborde le sujet sous un
angle à la fois proche et différent... A méditer!
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Le travail sur les codes
comprend deux parties distinctes:
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la compréhension des codes : l'enseignement
explicite des stratégies pour comprendre un code sera transféré vers la
compréhension des textes, en commençant par exemple par la compréhension des
inférences
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la compréhension des codes sera également
préalable au projet de réalisation d'imageries à la manière de Warja Lavater,
toujours avec l'objectif d'aller toujours plus loin dans l'enseignement
explicite des stratégies en lecture
-
les jeux d'intrus et de croisement avec les
codes : l'enseignement explicite des stratégies pour réussir à trouver
l'intrus dans une série trouvera son prolongement aussi bien dans la
"gymnastique de l'esprit" (catégoriser) qu'en mathématiques (émettre une
hypothèse, vérifier l'hypothèse,
contrôler)...
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Des codes, encore des
codes ...
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Des
codes sur internet :
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Le site Webchantier
: 52000 logos de toutes sortes, de quoi construire de nombreux exercices pour
aiguiser la compréhension de nos chers petits.
Des
codes de la route de tous les pays :
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Sur un site japonais : pas besoin de parler japonais ni
de télécharger la police japonaise: les drapeaux des pays vous guideront vers
leur code de la route.
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COLORS. 1000 signs . Köln: Taschen,
2004, 505 p.
(Formidable source, qui m'a bien aidée dans mon
travail. Son grand intérêt est de présenter des panneaux
du monde entier, dont certains que les élèves n'ont jamais rencontrés... ce qui
autorise vraiment la mise en place de conflits socio-cognitifs pour tous les élèves. Comme
tous les livres de cet éditeur, le prix est ridiculement
bas).
Des vidéos pour apprendre
le code de la route, sur le site imagiers.net
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