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Agir sur les processus
métacognitifs
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Les processus métacognitifs: Petite
Définition
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On désigne par processus métacognitifs les
processus d'acquisition du savoir d'un sujet.
En ce qui concerne la
compréhension en lecture, les processus métacognitifs font référence aux
connaissances du sujet sur ses processus de lecture:
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les microprocessus
permettent la reconnaissance des mots et leur compréhension ainsi que leur
regroupement en unités de sens, dans la phrase.
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les processus
d'élaboration permettent de regrouper les mots en unités de sens, à établir
des liens entre les phrases, à en reconnaître les idées
principales.
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les processus
d'intégration permettent d'effectuer des liens entre les informations
(compréhension des connecteurs et référents, compréhension des
inférences)
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les macroprocessus
permettent la compréhension d'un texte dans son entier (capacité à comprendre
l'idée principale, à effectuer un résumé, à comprendre comment les idées sont
organisées dans le texte, ...)
Sur ce site, vous trouverez
des exercices concernant les différentes composantes de chacun de ces
processus.
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C'est de la Méthodologie
?
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Depuis une dizaine d'années, les
enseignants ont vu les catalogues des éditeurs proposer des ouvrages ou
des fiches pratiques sur la méthodologie ou comment s'organiser pour mieux réussir.
Ces exercices au demeurant fort intéressants sont proposés aux élèves
pour remédier à des défauts d'organisation ou de réflexion face à une
tâche à réaliser ou une leçon à apprendre. Ils cherchent à installer de bonnes habitudes de travail là où règne
l'inorganisation.
Ces
exercices sont prévus pour répondre à des cas généraux et tous
n'agissent pas sur le fonctionnement métacognitif des élèves. En
particulier, les exercices conçus comme des recettes à
appliquer ne permettent que difficilement la remise en cause
et la construction d'une nouvelle conduite : en la matière,
c'est le savoir-faire de l'enseignant-médiateur qui fera toute la
différence, dès lors qu'il s'appuira sur l'expérience et le
fonctionnement antérieur des élèves pour leur faire remettre en
cause celui-ci et les amener à choisir d'adopter un meilleur fonctionnement.
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Chaque élève fonctionne et
disfonctionne différemment et, vous en avez sûrement déjà fait l'expérience avec
certains élèves: lorsque le fonctionnement métacognitif n'autorise pas
l'adaptation du sujet aux tâches à réaliser, ces exercices n'ont aucune chance
d'être efficaces et ne permettront pas au sujet d'adopter une nouvelle
conduite.
Pour
travailler sur les processus métacognitifs, leur connaissance et l'évaluation
des difficultés est indispensable afin de travailler dans la zone proximale de développement
de
l'élève. Pour optimiser leur efficacité, les actions sur le fonctionnement
métacognitif doivent s'inscrire dans le cadre d'une activité pédagogique
différenciée, afin de répondre aux problèmes et aux besoins de chacun, ce qui
permettra au sujet de conduire ses apprentissages de manière réfléchie et
autonome.
Vous vous demandez comment faire?
Rappelez-vous de Monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir...
j'en suis sûre, vous avez déjà travaillé "sur le fonctionnement métacognitif"
des élèves, et vous avez déjà fait de la
"différenciation".
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Un exemple pour vous démontrer la nécessité de ce
travail
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Mike est arrivé en 6ème SEGPA en provenance
d'une classe de CLIS où il avait été intégré à plein temps dans un CE2.
Lors des évaluations d'entrée en 6ème, qui sont
les premiers exercices qui nous permettent d'observer le comportement des élèves
à l'écrit, Mike a attiré mon attention, par la rapidité, l'aisance, l'assurance
qu'il montrait à réaliser le travail demandé. A se demander si Mike avait besoin
de lire, de rechercher, de vérifier ce qu'il avait fait. A chaque exercice, je
lui demandais: Tu as tout lu ? Tu as terminé ? Tu es sûr de toi ? Il m'assurait
que tout était fait, sans problème d'aucune sorte et que c'était
facile.
Néanmoins, lorsque je corrigeais les exercices, si tout était fait, la réussite
était moyenne, et les exercices "réussis", permettant de penser que cet élève réussissait,
contrastaient bizarrement avec la non réussite des autres items, qui montraient combien Mike était
loin d'avoir compris ce qui était demandé.
Le travail d'explicitation des stratégies de
Mike m'a rapidement permis de poser un diagnostic pédagogique sur ses
problèmes:
Au
cours des années, Mike, s'était construit toute une panoplie
de procédures lui permettant de répondre aux sollicitations des enseignants, et
qui lui apportaient une réussite qui le satisfaisait pleinement, comme par
exemple:
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Un QCM ? "Il suffit de cocher une case, et en
cochant toujours la même, j'ai la moitié de bonnes réponses, et comme ça, j'ai
la moyenne, et c'est bien, la moyenne, ça veut dire que j'ai
réussi."
-
Une question ? "Je prends une phrase dans le
texte où il y a les mêmes mots et je recopie. Une fois sur deux, ça marche,
alors j'ai la moyenne et c'est bien, la moyenne, j'ai
réussi".
Ajoutez à cela que l'équipe éducative de la SEGPA s'est rapidement aperçu que Mike était un
élève impulsif, pour qui arriver le premier (en sport) ou finir
le premier (en classe) était l'objectif le plus noble, le plus important
qui soit et vous comprendrez mieux pourquoi cet élève, faute d'avoir compris au
bon moment comment faire ce qu'on lui demandait, a mis en place de
telles stratégies. Le discours familial (ou peut-être même celui de l'institution, qui sait
?) concernant la demande d'avoir au moins la moyenne (ou de se situer
dans la moyenne ?) validant ses stratégies erronées, Mike n'avait aucune raison de
remettre en cause son fonctionnement qui le satisfaisait pleinement !
C'est
en m'intéressant à son fonctionnement métacognitif
dans
le
cadre d'une pédagogie différenciée que j'ai pu comprendre comment Mike
s'était adapté aux tâches à réaliser et que j'ai pu, petit à petit, l'amener à mettre
en place des stratégies
adaptées aux tâches demandées. Grâce à ce travail de longue haleine,
Mike est passé de 22,6 % de réussite en
compréhension de texte début 6ème à 61,3 % fin 5ème (résultat des évaluations d'entrée en 6ème, repassées à la fin de la 5ème).
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Il existe de nombreux livres et fichiers traitant
de la méthodologie. Voici mes préférés:
Ces livres sont la bible indispensable de
tout enseignant débutant ... et de tous les autres! Ils relient en permanence
théorie et pratique et amènent en douceur l'enseignant à questionner son
fonctionnement, ses habitudes. Ils partent des représentations initiales de
chacun et amènent à mettre en place de nouveaux schémas de fonctionnement.
Ils traitent aussi bien de l'organisation de la classe, des problèmes de
comportement, du règlement que de la méthodologie face à une tâche ou un
projet donnés. Attention, ils sont canadiens et parfois, le vocabulaire
surprend, mais ce n'est pas vraiment un
problème.
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